Gouvernement
DGAC
Direction Générale de l’Aviation Civile
Bulletin Infoveille - N°4877 - 27 juillet 2026
La DGAC confirme la stagnation du transport aérien français au premier semestre 2026
Avec 86,4 millions de passagers enregistrés dans ses aéroports, le trafic aérien en France métropolitaine et d’outre-mer a reculé de 0,8% pour le premier semestre 2026. Avec une baisse qui s’accélère avec la guerre dans le Golfe : -1,9% de passagers en juin, après -1,3% en mai, -3,2% en avril et +1,4% en mars. Tous les faisceaux affichent une baisse hormis trois secteurs : les lignes radiales domestiques avec un trafic passagers en cumul de 5,8 millions entre janvier et juin. Soit une croissance de 3%. Il semblerait qu’il existe bien un effet positif Transavia sur les principales lignes reliant Paris aux grandes métropoles régionales. Sur les six premiers mois, Paris-Nice progresse de 5,5% et Paris-Toulouse de 7,1%. La « Françafrique » est également bien vivante – au moins côté aérien. Entre janvier et juin, le nombre de passagers y a progressé de 4,2%, représentant 12,7 millions de voyageurs. Enfin, dernier segment affichant une hausse de 4,5% entre janvier et juin : les lignes internationales depuis l’outre-mer, soit un total de 1,3 million de voyageurs. (Source : voyages-d-affaires.com)
Transport aérien : un record historique avec plus de 153 000 vols commerciaux en une seule journée
Le transport aérien mondial a franchi un nouveau cap le 23 juillet 2026. Selon les données de la plateforme de suivi Flightradar24, 153 359 vols commerciaux ont été enregistrés en l’espace de 24 heures, établissant un nouveau record absolu dans l’histoire de l’aviation civile. Cette performance illustre le niveau exceptionnel de la demande de voyages aériens observé durant la saison estivale dans l’hémisphère Nord. Ce total dépasse largement le précédent record mondial, établi en juillet 2023 avec un peu plus de 137 000 vols commerciaux quotidiens. Les statistiques prennent en compte les vols réguliers de transport de passagers, les vols charters ainsi que les opérations de fret commercial, offrant un aperçu global de l’activité du secteur aérien. (Source : entrevue.fr)
Un passager sur 18 voyage en Première ou Business en 2025, selon l’IATA
En 2025, près de 110 millions de passagers ont choisi la First ou la Business sur les vols internationaux, soit 5,5 % du trafic mais une part décisive des recettes des compagnies aériennes.
Portée par la « premiumisation » de l’offre, un secteur du voyage d’affaires en progression et une clientèle loisir prête à payer pour davantage de confort après la pandémie, cette montée en puissance des cabines avant redessine la géographie du transport aérien, au profit de l’Amérique du Nord et du Moyen‑Orient, tandis que l’Europe voit son leadership en recul. (Source : air-journal.fr)
Londres-Heathrow : trafic record au premier semestre et pari maintenu sur la troisième piste
Londres-Heathrow a traversé le premier semestre 2026 avec un trafic record, une qualité de service soutenue et des finances qui restent solides, malgré le ralentissement des flux vers le Moyen-Orient et un environnement géopolitique chahuté. Le premier aéroport britannique revendique aussi des progrès opérationnels concrets, de nouveaux investissements côté passagers et un dossier d’extension toujours en mouvement. Heathrow a accueilli 40 millions de passagers sur les six premiers mois de 2026, un niveau présenté comme un record semestriel par le groupe, en hausse de 0,2% sur un an. Cette progression reste modeste, mais elle confirme la capacité du hub londonien à absorber les chocs extérieurs et à ré-allouer la demande sur ses marchés les plus porteurs. (Source : air-journal.fr)
Amsterdam-Schiphol : investissements record et virage vers une aviation plus silencieuse
Au premier semestre 2026, Royal Schiphol Group affiche une activité globalement stable mais marquée par un contexte international difficile. L’exploitant néerlandais a surtout franchi un cap en matière d’investissements, avec un niveau inédit consacré à la modernisation de ses infrastructures et à l’amélioration de la qualité opérationnelle. Le trafic passagers atteint 37,3 millions dans les aéroports du groupe (+0,3%), dont 32,7 millions à Schiphol. Dans le même temps, le nombre de mouvements recule : 223 597 vols à Amsterdam (-4%). Cette évolution confirme une tendance structurelle : davantage de passagers par vol, portée par l’arrivée d’appareils plus capacitaires et plus récents. Schiphol anticipe toujours une croissance à long terme, avec un objectif d’au moins 90 millions de passagers annuels à l’horizon 2050. (Source : air-journal.fr)
Bordeaux-Mérignac fonctionne toujours normalement
Malgré les incendies en Gironde et les évacuations qui concernent plusieurs secteurs de Mérignac, l’aéroport de Bordeaux continue de fonctionner. Les vols commerciaux sont assurés normalement et la plateforme reste pleinement opérationnelle, avec une priorité donnée aux départs en coordination avec les autorités. Les voyageurs doivent toutefois anticiper leurs déplacements, vérifier leur vol et tenir compte de la fermeture des hôtels proches ainsi que d’un fonctionnement adapté du tramway. (Source : bougerabordeaux.com)
Lisbonne : ANA et VINCI Airports remettent le rapport d’ingénierie du futur aéroport Luis de Camões
ANA, filiale portugaise de VINCI Airports, a remis le 16 juillet au ministère des Infrastructures et du Logement le rapport d’ingénierie, de coûts et de construction du futur aéroport de Lisbonne, baptisé Luís de Camões. Cette étape, présentée par le groupe comme décisive, confirme l’entrée du projet dans une séquence technique plus détaillée, alors que l’étude d’impact environnemental doit être transmise d’ici la fin juillet aux autorités portugaises. (Source : air-journal.fr)
Charleroi va devoir fermer durant plusieurs mois en 2028 : "C’est le flou total"
Dans deux ans, l’aéroport de Charleroi fermera ses portes durant plusieurs mois pour rénover sa seule piste et mener d’autres travaux importants de modernisation des infrastructures en parallèle, rapporte samedi Sudinfo. Ces travaux sont planifiés par la Sowaer (Société wallonne des aéroports) au cours du deuxième semestre 2028. "Ces investissements visent à garantir durablement la sécurité, la performance et l’attractivité de l’aéroport. Afin de limiter la durée globale des perturbations, les différents chantiers seront menés simultanément. Ceci nécessitera un arrêt du trafic pendant cette période", explique Brussels South Charleroi Airport, cité par Sudinfo. (Source :dhnet.be)
Lufthansa Group : plus low-cost que jamais sur les services?
Depuis le 1er juillet, les passagers voyageant en classe économique sur Lufthansa n’ont plus la possibilité de choisir leur siège gratuitement lors de l’ouverture du check-in en ligne. La compagnie attribue automatiquement un siège au moment de l’enregistrement.Et si cela ne convient pas au voyageur -par exemple un siège de milieu de rangée, généralement détesté de la plupart des voyageurs, il faudra payer pour changer. Le service était jusqu’au mois dernier gratuit. Avec la disparition de cette « petite faveur » offerte par les compagnies du groupe Lufthansa, le groupe allemand se rapproche toujours plus des prestations des compagnies low-cost en terme de services. (Source : voyages-d-affaires.com)
Air China ouvre une nouvelle porte vers l’Islande via Copenhague
Air China s’apprête à inaugurer, le 26 octobre 2026, une nouvelle desserte entre Pékin, Copenhague et Keflavík, opérée trois fois par semaine en Airbus A330-300. Particularité de l’offre : la compagnie chinoise pourra vendre des billets sur le seul segment Copenhague–Keflavík, grâce à des droits de cinquième liberté, ce qui en fera une option inédite et premium pour rejoindre l’Islande depuis le Danemark. (Source : air-journal.fr)
Beond lance cinq nouvelles liaisons européenne, dont Paris, depuis la mer Rouge saoudienne
Beond muscle son ancrage en Arabie saoudite avec cinq nouvelles liaisons depuis Red Sea International, tout en affichant un discours rassurant sur sa situation financière après plusieurs semaines de rumeurs de tensions de trésorerie. L’annonce confirme que la compagnie de niche, spécialisée dans les vols tout affaires, mise désormais très clairement sur l’écosystème touristique du littoral saoudien de la mer Rouge et sur l’Europe comme principal marché émetteur. À partir de décembre 2026, beOnd reliera Red Sea International à Londres, Paris, Moscou, Zurich et Munich. La fréquence annoncée est de trois vols par semaine sur les quatre premières destinations, contre deux rotations hebdomadaires pour Munich, tandis que Milan reviendra dès octobre à raison de deux fréquences par semaine. Cette montée en puissance porte à six le nombre total de destinations desservies par beOnd depuis RSI, si l’on ajoute Milan, déjà inaugurée en novembre 2025. (Source : air-journal.fr)
Nigeria : un responsable de l’aviation civile menace de suspendre Royal Air Maroc
Un haut responsable de l’Autorité nigériane de l’aviation civile (NCAA) menace de demander la suspension des vols de Royal Air Maroc (RAM) au Nigeria. Dans la presse marocaine, la mention d’Air Algérie pour remplacer potentiellement RAM intrigue et alimente les soupçons d’une manœuvre venue d’Alger. Tout part d’une série de messages publiés jeudi 23 juillet sur X par Michael Achimugu, directeur des affaires publiques et de la protection des consommateurs à la NCAA. Le fonctionnaire nigérian y accuse Royal Air Maroc d’être depuis longtemps le principal contrevenant en matière de gestion des bagages, de traitement des passagers et de résolution des plaintes visant les voyageurs nigérians. (Source : air-journal.fr)
Aircalin renforce ses vols régionaux pour l’été austral 2026/2027
Aircalin a dévoilé son programme de vols pour la saison de l’été austral, qui s’étend du 25 octobre 2026 au 27 mars 2027. Elle maintient son offre long-courrier tout en renforçant significativement ses liaisons régionales dans le Pacifique. (Source : air-journal.fr)
Ahip saisit l’État sur l’aide du Port à Air Moana
Après la justice, le haut-commissaire. Ahip a saisi le représentant de l’État pour lui demander d’examiner la légalité du montage permettant au Port autonome de participer au financement des nouveaux ATR d’Air Moana via la défiscalisation. Pour Nuihau Laurey, le gouvernement cherche ainsi à contourner l’annulation des aides qu’il avait directement accordées à la compagnie. (Source : tahiti-infos.com)
L’eVTOL Eve peut-il faire décoller le tourisme au Cap Vert ?
Eve (filiale d’Embraer) et Moov (société aéronautique suisse basée à Lugano) ont signé une lettre d’intention portant sur l’acquisition de 30 aéronefs électriques à décollage et atterrissage vertical (eVTOL). Cette signature s’inscrit dans leur collaboration visant à identifier les opportunités offertes par la mobilité aérienne avancée au Cap-Vert et en Europe. L’initiative vise à évaluer comment les eVTOL peuvent contribuer à développer l’offre touristique et de mobilité régionale dans l’archipel africain. Eve et Moov étudieront des cas d’utilisation tels que les visites touristiques et les navettes entre aéroports, ports et complexes hôteliers, ainsi que la mobilité régionale entre São Vicente, Santo Antão, Sal, Praia et Boa Vista. Les entreprises ont également identifié un potentiel dans les services de transport médical et les inspections d’infrastructures. (Source : aerobuzz.fr)
American Airlines accusée de retenir trop d’argent lors des déclassements de cabine
American Airlines se retrouve sous le feu des critiques après avoir défendu une règle de remboursement plafonnant à 40% le prix d’un segment lorsqu’un passager est involontairement rétrogradé d’une cabine premium vers une cabine inférieure. Face à la contestation déposée auprès du Department of Transportation, la compagnie dit désormais vouloir modifier sa formule, tout en continuant à soutenir qu’elle était légale. (Source : air-journal.fr)
Dans quelques jours, le ciel de nombreuses communes du nord-Essonne sera traversé toute la journée et pendant quatre mois par des avions en raison des travaux réalisés sur la piste 4 de l‘aéroport d’Orly impliquant l’utilisation de la piste 2, habituellement utilisée en secours.
À l’initiative de Jean-Jacques Grousseau, le maire d’Athis-Mons, plus de 100 maires de l’Essonne ont signé le 15 juillet 2026 un courrier pour demander à l’État des compensations financières pour les riverains. Adressée au préfet de la région Île-de-France, Georges-François Leclerc, la missive signée par les élus rappelle cette actualité et suggère à l’État d’engager une révision du plan de gêne sonore. Or, selon les signataires, le périmètre actuel du PGS n’est plus en adéquation avec la « réalité des nuisances supportées par les populations situées sur le tracé de la piste 2 ». (Source : actu.fr)
Farnborough 2026 : Boeing devance Airbus, les motoristes grands gagnants du salon
Boeing comptait sur Farnborough 2026 pour marquer son retour, après des années difficiles. Le pari est réussi. L’avionneur américain a annoncé 173 commandes fermes et options exercées. Airbus en totalise 154. Au total, le salon a enregistré 327 commandes fermes. C’est plus qu’en 2024, mais loin des 800 appareils espérés par certains analystes avant l’événement. Derrière la bataille commerciale Airbus-Boeing, un autre duel se joue entre motoristes. Et cette semaine leur a été particulièrement favorable. Le plus gros contrat vient d’Inde : IndiGo a signé un protocole d’accord avec CFM International pour plus de 1 000 moteurs LEAP-1A. Pratt & Whitney n’est pas en reste. British Airways a choisi ses moteurs GTF pour motoriser 33 A320neo fermes, avec 30 appareils supplémentaires en option. Au total, plus de 10 000 moteurs LEAP ont déjà été livrés dans le monde. C’est, selon CFM, la montée en cadence la plus rapide de l’histoire de l’aviation commerciale. Pratt & Whitney, de son côté, a sécurisé plus de 800 commandes et engagements de moteurs GTF depuis le début de l’année. Son carnet de commandes dépasse désormais 8 000 unités. (Source : air-journal.fr)
Prêt de 3 milliards de l’UE à Airbus : Boeing y voit la préparation d’un successeur de l’A320neo
Boeing a demandé au gouvernement des États-Unis de faire pression sur l’Union européenne (UE). En cause : un prêt de 3 milliards d’euros (3,43 milliards de dollars) accordé à Airbus par la Banque européenne d’investissement. Cette demande ravive des tensions commerciales à peine apaisées entre les deux grands rivaux de l’aviation civile. Elle intervient alors que les deux avionneurs venaient de prolonger une trêve sur les subventions aéronautiques, après des années de batailles devant l’Organisation mondiale du commerce. (Source : air-journal.fr)
Safran : un nouvel accord industriel avec Pratt & Whitney
Safran Aero Boosters, filiale du groupe français Safran spécialisée dans les composants de moteurs, a signé un accord avec Pratt & Whitney, filiale du groupe américain RTX. Cette collaboration vise à renforcer les relations industrielles entre les deux équipementiers aéronautiques et à accompagner les besoins croissants du marché mondial des moteurs civils. Cet accord illustre la recomposition des relations entre les grands acteurs de l’aéronautique mondiale. Alors que les constructeurs et motoristes cherchent à sécuriser leurs approvisionnements et leurs capacités industrielles, les partenariats entre équipementiers deviennent un levier essentiel pour répondre à la croissance attendue du transport aérien. (Source : lerevenu.com)
200 Boeing pour la Chine : l’accord bloque sur la maintenance et la garantie de pièces détachées
La commande de 200 avions Boeing par la Chine n’est pas toujours acquise. Washington et Pékin restent en désaccord sur la maintenance des moteurs et le service après-vente des pièces détachées, rapporte le site Politico, généralement bien informé auprès de la Maison Blanche. (Source : air-journal.fr)
C919 : les pilotes d’essai européens ne relèvent « aucun risque matériel majeur »
Après des mois d’essais en vol menés en Chine par des équipages de l’EASA, le C919 de la Commercial Aircraft Corporation of China (COMAC) franchit un seuil symbolique : les pilotes européens affirment ne pas avoir identifié de « risques matériels majeurs » sur le monocouloir chinois. Ce constat intervient alors que l’appareil, déjà exploité en Chine, vise désormais une validation occidentale indispensable pour prétendre rivaliser avec les familles Airbus A320 et Boeing 737 au-delà du marché domestique. Selon deux sources citées par le South China Morning Post, les pilotes d’essai européens ont conduit en Chine une campagne de vols particulièrement exigeante de l’appareil, afin d’éprouver la sécurité du C919. Des équipages spécialisés ont « poussé le C919 à l’extrême » pour valider sa tenue en vol, multipliant les manœuvres à forte charge comme des vrilles et des décrochages délibérés afin de vérifier son intégrité structurelle et confronter les comportements mesurés aux critères de certification. Ces essais, réalisés sur plusieurs mois à Shanghai et sur d’autres sites chinois, s’inscrivent dans la troisième étape du processus de certification de l’EASA, lequel compte quatre phases allant de l’analyse de conception aux vols d’essai puis à l’exploitation contrôlée. D’après les informations disponibles, la quasi‑totalité des vols d’essai serait désormais achevée, ne laissant plus en suspens que des scénarios de panne ciblés pour éprouver les systèmes de secours et les calculateurs de vol. (Source : air-journal.fr)
Feux de forêt : Positive Aviation transforme des ATR en bombardiers d’eau
Dans la course contre la montre pour renforcer les moyens aériens de lutte contre les incendies, Positive Aviation a eu une idée ingénieuse. Doter des appareils existants, en l’occurrence des avions à hélices régionaux ATR 72, de flotteurs afin de les transformer en bombardiers d’eau. La start-up toulousaine vient de franchir une étape importante : elle a transféré à Nantes les premières coques en composite de ces flotteurs, fabriquées par les ateliers de la société Multiplast, à Vannes, afin de les assembler. Ces coques seront ensuite acheminées à Toulouse pour y être installées sous le ventre d’un ATR 72 d’essai, en vue du lancement de tests en vol et sur l’eau prévus début 2027. Si tout se passe bien, Positive Aviation prévoit de mettre en service sa solution « dès la saison des feux de 2029 ». Baptisé FF72, l’ATR 72 transformé en bombardier d’eau promet « d’écoper jusqu’à 8 tonnes d’eau en douze secondes, sur tout type de plan d’eau ». Selon la start-up, le FF72 offre 30 % de capacité d’emport en plus, divise de moitié le coût d’achat et d’autant les charges opérationnelles par rapport à un Canadair. Avec cette solution économique, Positive Aviation veut répondre au besoin de renouvellement de la flotte vieillissante de Canadair (30 ans en moyenne) de la France et de l’Europe. Et cela, en créant une filière industrielle dédiée à la lutte aérienne contre les mégafeux, en partenariat avec des sous-traitants majoritairement français. (Source : lefigaro.fr)
Le Centre brésilien d’enquête et de prévention des accidents aéronautiques (Cenipa) a rendu public son rapport final sur le crash du vol 2283 de la compagnie aérienne régionale Voepass, le 9 août 2024. Verdict : une accumulation de givre, des défaillances du système de dégivrage, des erreurs de l’équipage et de graves manquements de la maintenance au sol ont provoqué la catastrophe. L’ATR 72-500 s’est écrasé dans une zone résidentielle de Vinhedo, à environ 80 kilomètres au nord-ouest de São Paulo. Le rapport final identifie 19 facteurs ayant contribué à l’accident. Porte-parole du Cenipa, le lieutenant-colonel Paulo Mendes Froes cite notamment l’état émotionnel de l’équipage, des influences extérieures, des conditions météorologiques défavorables et une surveillance réglementaire insuffisante.Le Cenipa a également adressé une recommandation à l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA). Le bureau d’enquête brésilien demande à son homologue européen de travailler avec ATR pour revoir la procédure de “performance dégradée“, afin d’éviter que d’autres équipages ne se retrouvent dans une situation limite similaire, rapporte l’agence Reuters. (Source : air-journal.fr)
En commentant dès la présentation des résultats financiers du groupe le spectaculaire incident survenu le 10 juillet sur un Boeing 737‑800 de Malta Air, Michael O’Leary a attribué le dommage au moteur à un « corps étranger » et écarté tout lien avec « l’âge ou la maintenance » de l’appareil. Une prise de position jugée prématurée par le NTSB, qui dirige l’enquête à la demande de la Grèce et a officiellement réprimandé le patron de Ryanair dans une lettre de deux pages, lui rappelant qu’il lui est interdit de commenter les causes tant que l’investigation sur la rupture de hublot reste ouverte. (Source : air-journal.fr)
British Airways : trois pilotes tombent malades en même temps en vol, un cas exceptionnel
Un vol long-courrier de British Airways a connu un épisode hors du commun. Le vol, reliant Hyderabad, à Londres Heathrow, était assuré par un équipage navigant de trois pilotes. Tous les trois ont développé une intoxication alimentaire en cours de route. L’un des copilotes a été le plus sévèrement atteint. Il a été rendu incapable d’assurer ses fonctions alors que l’avion volait à 30 000 pieds d’altitude. Il a dû être placé sous oxygène et a nécessité une prise en charge médicale sérieuse à l’atterrissage.
Le commandant de bord et le second copilote ont, eux, réussi à assurer le vol jusqu’à son terme. Leurs symptômes ont toutefois continué à s’aggraver pendant les dix heures et demie de trajet. Malgré cela, l’avion n’a pas dérouté et a atterri sans encombre à Londres-Heathrow. British Airways affirme que la sécurité du vol n’a jamais été compromise, l’appareil étant resté sous le contrôle de l’équipage tout au long du trajet. L’origine de l’intoxication remonterait à une escale nocturne à Hyderabad. Les trois pilotes avaient partagé un petit-déjeuner dans le salon de leur hôtel, et bu de l’eau en bouteille fournie par une société extérieure à l’établissement. Le syndicat de pilotes britanniques BALPA indique avoir déjà reçu, par le passé, des dizaines de plaintes concernant l’hygiène de cet hôtel. (Source : air-journal.fr)
Dans cette mise à jour, on note l’entrée d’Air Express Algeria "suite à de graves préoccupations en matière de sécurité identifiées lors d’évaluations menées par des experts européens". Pour le reste, les compagnies aériennes de 21 autres pays sont exclues du ciel européen : Zimbabwe, Venezuela, Iran, Irak, Afghanistan, Angola, Arménie, Congo-Brazzaville, République démocratique du Congo, Djibouti, Guinée équatoriale, Erythrée, Libéria, Libye, Népal, Russie, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Soudan, Suriname, Tanzanie. Iran Air et Air Koryo (Corée du Nord) se voient appliquées des restrictions opérationnelles : elles ne sont autorisées à voler en Europe que si elles utilisent certains appareils précis. À l’inverse, toutes les compagnies certifiées au Kirghizstan ont désormais été retirées de la liste noire. Selon la Commission, cette décision reconnaît les "progrès accomplis par le Kirghizstan pour renforcer la supervision de la sécurité aérienne au cours des 20 dernières années". La Commission souligne le rôle dissuasif de cette liste noire. (Source : bfmtv.com)
Alors que les cyberattaques se multiplient, la filière aéronautique française lance un programme visant à améliorer la résistance de 200 fournisseurs, dans le civil et la défense. Cette menace est susceptible de mettre en péril les montées en cadence de production. (Source : latribune.fr)
Trois avions de la compagnie Israir ont été endommagés en un an à l’aéroport Londres-Luton. Le dernier incident relance les soupçons d’un acte délibéré, sur fond de tensions au Moyen-Orient. Les autorités israéliennes examinent la piste d’un sabotage antisioniste, tandis que l’aéroport britannique dément fermement. (Source : air-journal.fr)
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N°4877 - 27 juillet 2026