Info’Veille

Bulletin Infoveille - N°4900 - 21 septembre 2026

Conjoncture – Économie

« Les dégâts vont être considérables » : face aux coûts du carburant, les compagnies aériennes au bord de la rupture

Six mois après le début du conflit au Moyen-Orient, alors que le coût du kérosène ne redescend pas, les couvertures s’épuisent et les marges fondent. Le chiffre avait circulé, mardi matin, dans les allées de la porte de Versailles : la tonne de jet (kérosène d’aviation) avait à nouveau dépassé les 1500 dollars. Elle en valait 750 avant le début du conflit qui s’enlise au Moyen-Orient depuis plus de 6 mois. Le poste de coût le plus lourd d’une compagnie aérienne a plus que doublé en six mois, et rien n’indique qu’il redescende de sitôt. L’ampleur du choc se mesure d’abord en points de pourcentage. Chez Corsair, le carburant représente aujourd’hui 40 à 45% des coûts d’exploitation, contre 25 à 27% avant le conflit. « C’est un poste sur lequel vous n’avez aucune marge de manœuvre », insiste son président, dont l’exercice se clôture le 30 septembre. « Sans la crise du pétrole, nous aurions réalisé le meilleur exercice de l’histoire de Corsair. Nous sommes impactés de plusieurs dizaines de millions d’euros. » Même son de cloche chez Air Tahiti Nui, où la facture carburant a progressé de 70% depuis le début de l’année, empêchant la compagnie du Fenua de retrouver la rentabilité cette année. Chez La Compagnie, spécialiste du transatlantique en classe affaires, le carburant lui aussi a fait exploser les coûts de production, sans aucun contrôle. « Le brent était à 67 dollars jusqu’au 28 février, il est monté à 125 en quelques semaines, et nous étions encore ce matin à 107 », détaille son PDG, Christian Vernet. « Quasiment plus personne ne peut se couvrir dans ces conditions », ajoute-t-il. Ce mécanisme des couvertures explique le décalage entre la flambée du pétrole depuis printemps et ses effets réels sur le prix des billets auprès du grand public. Les billets vendus au premier semestre, et jusqu’à présent, l’ont été encore à des tarifs bâtis sur un carburant bon marché. « Au moment du conflit, nous avions déjà vendu plus de 50% des sièges à transporter sur l’exercice 2026 », rappelle Christian Vernet. Autrement dit, l’essentiel du choc n’a pas encore été encaissé, et c’est tout le secteur qui se pose désormais la question de devoir répercuter directement le prix du baril dans celui de ses billets, bien au-delà des surcharges carburants mises en place jusqu’à présent. Tout le monde commence à sérieusement s’inquiéter », glisse un observateur bien connu du secteur. Et quand certains dirigeants de transporteur aérien parlent poliment « d’attentisme » ou de « point de vigilance », d’autres n’hésitent plus à imaginer des défaillances à venir. (Source : lechotouristique.com)

Aéroports

Istanbul Airport : une quatrième piste pour l’aéroport le mieux connecté au monde

L’aéroport d’Istanbul a mis en service sa quatrième piste principale le 18 septembre 2026. Longue de 2 820 mètres et large de 45 mètres, cette nouvelle infrastructure orientée est-ouest doit réduire les temps de roulage, améliorer la ponctualité et renforcer la capacité du hub turc face à la croissance de son trafic. Le premier départ depuis cette piste a été assuré par Turkish Airlines à destination d’Helsinki, vendredi dernier. La plateforme compte désormais six pistes au total, dont quatre principales et deux pistes auxiliaires. (Source : air-journal.fr)

La Dominique : un aéroport international pour mieux ouvrir l’île au tourisme mondial

La future porte d’entrée aérienne de la Dominique prend forme au nord-est de l’île. Piste, taxiways, terminal de passagers, tour de contrôle et installations de fret avancent simultanément, tandis que le gouvernement maintient un objectif d’achèvement du futur aéroport international en 2027 — ou, plus prudemment, au deuxième trimestre 2028 dans son dernier discours budgétaire. La Dominique, île des Petites Antilles, est aujourd’hui principalement desservie par de petits appareils régionaux et des liaisons maritimes depuis les îles voisines. Pour être reliée au reste du monde, elle accélère la construction de son futur aéroport international d’une capacité de 500 000 passagers par an. Les terrassements, les ouvrages de drainage et les premiers bâtiments progressent, avec l’ambition de doter cette destination caribéenne d’une infrastructure capable de la relier plus directement aux marchés nord-américain et européen. (Source : air-journal.fr)

Toulon-Hyères, nous allons pouvoir rétablir deux allers-retours par semaine sur Paris-Orly, annonce le vice-président de la Région

François de Canson a annoncé, ce dimanche matin, deux allers-retours par semaine par la compagnie Transavia. La date du lancement n’est pas encore connue. « Désormais, à partir de novembre, on va rétablir la possibilité d’un aller-retour dans la journée, et ce deux fois par semaine sur Paris-Orly. Les horaires du matin et aussi du soir seront adaptés. Une première avancée qui devrait satisfaire les locaux et les touristes », se réjouissait, ce dimanche, François de Canson. (Source : nicematin.com)

Compagnies aériennes

Meilleures compagnies aériennes : Singapore Airlines reprend la tête, Air France 7e et meilleure Première classe

Singapore Airlines a été désignée meilleure compagnie aérienne au monde en 2026 par le site de notation Skytrax. La compagnie singapourienne ravit la première place à Qatar Airways, désormais deuxième, tandis que Cathay Pacific occupe la troisième place. Air France se classe septième et reçoit le prix de la meilleure Première classe au monde. Air France est la seule compagnie française et européenne présente dans le Top 10 général, à la septième position (contre huitième en 2025).
(Source : air-journal.fr)

TAP au cœur d’un duel Air France-KLM–Lufthansa, sur fond de développement vers le Brésil

« Pour une compagnie aérienne comme TAP Air Portugal, faire partie d’un grand groupe peut présenter des avantages, notamment sur les achats de carburant, les accords commerciaux ou la possibilité d’avoir un réseau beaucoup plus large », explique sa directrice France-Espagne, Paloma Utrera, pour résumer l’enjeu de la privatisation partielle de de la compagnie aérienne portugaise.
Elle ne prend pas position entre les deux candidats encore en course entrer au capital de TAP Air Portugal, Air France-KLM et Lufthansa, mais elle reconnaît qu’un partenaire industriel peut apporter à la fois des synergies et une nouvelle puissance de réseau. Le gouvernement portugais a lancé une phase finale de négociation avec les deux groupes aériens européens, invités à améliorer leurs offres pour acquérir une participation de 44,9% dans la compagnie nationale. Le processus prévoit également la réservation de 5% du capital aux salariés, l’État portugais devant conserver le contrôle majoritaire du transporteur portugais. Lisbonne ne joue donc pas la vente totale de sa compagnie aérienne, mais la recherche d’un allié capable d’accompagner son développement international sans remettre en cause son rôle dans la connectivité du pays. Pour Paloma Utrera, cette configuration distingue TAP d’autres opérations récentes dans le secteur aérien européen. (Source : air-journal.fr)

ITA Airways prépare des billets plus chers dès 2027 face à la flambée du kérosène

La remontée du prix du kérosène pourrait se traduire par des billets plus chers chez ITA Airways. Son directeur général, Joerg Eberhart, juge qu’un maintien durable des tensions énergétiques contraindrait la compagnie italienne à « ajuster les tarifs » à compter de janvier 2027. Pour le transporteur, une hausse de 50% du jet fuel représenterait quelque 500 millions d’euros de coûts additionnels annuels. (Source : air-journal.fr)
Pays baltes : Ryanair propose de doubler son trafic si les redevances aéroportuaires baissent

Ryanair propose d’investir 1,6 milliard de dollars dans les pays baltes sur cinq ans, avec l’objectif de doubler son trafic en Estonie, en Lettonie et en Lituanie. La low cost irlandaise conditionne toutefois ce plan à une baisse des redevances aéroportuaires et à la suppression des taxes sur l’aviation. L’annonce intervient alors qu’airBaltic, transporteur historique de la région, a demandé une protection contre ses créanciers et prévoit de réduire sa flotte. Ryanair entend ainsi se positionner pour capter une part de la demande laissée vacante par sa concurrente lettonne. (Source : air-journal.fr)

easyJet relie Londres-Southend à Munich et muscle son réseau régional

easyJet a lancé le 17 septembre 2026 une liaison directe entre Londres-Southend et Munich. La nouvelle desserte, destinée autant aux escapades urbaines qu’aux flux d’affaires et aux séjours hivernaux en Bavière, accompagne la montée en puissance rapide de l’aéroport de l’Essex dans le paysage aéroportuaire londonien. Munich s’inscrit dans un programme plus vaste d’expansion d’easyJet à Southend. Cinq autres lignes — Belfast City, Budapest, Édimbourg, Lyon et Charm el-Cheikh — doivent notamment être ouvertes à partir de la fin octobre. Southend affirme avoir été l’aéroport britannique à la croissance la plus rapide en 2025, avec un trafic en hausse de 150% sur un an. Il revendique aussi la première place nationale pour la ponctualité au deuxième trimestre 2026 : 84% des vols seraient partis à moins de quinze minutes de l’horaire, d’après les statistiques de la Civil Aviation Authority citées par l’exploitant. (Source : air-journal.fr)

Aviation générale et d’affaires, drones, eVTOL, ADAVe

Un nouveau service d’aviation d’affaires s’implante aux Antilles

Via l’opérateur d’assistance aéroportuaire Airport Management Services, qui exerce sur les aéroports Aimé-Césaire et Maryse-Condé, la compagnie IBC, spécialiste de l’affrètement de jets privés, propose désormais d’affréter ses appareils pour des destinations de la grande région, mais aussi à l’international, de même depuis l’aéroport d’Orly à l’arrivée dans l’Hexagone. (Source : rci.fm)

Embraer livre son premier Praetor 600E à Flexjet

Flexjet devient le client de lancement de la flotte du Praetor 600E de nouvelle génération d’Embraer dans le cadre de l’accord historique de 7 milliards de dollars annoncé en février 2025, portant sur une commande ferme de 182 appareils et des options pour 30 appareils supplémentaires. (Source : aerobuzz.fr)

Navigation aérienne

Royaume-Uni : nouvelle panne du contrôle aérien, des vols annulés

Cette panne fait suite à celle des 8 et 9 septembre derniers, quand plus de 2000 vols et de nombreux retards avaient été enregistrés une raison d’un défaut logiciel, affectant plus de 330 000 passagers. Selon un porte-parole de l’organisme, la nouvelle panne, qui concerne le centre NATS de Prestwick, en Écosse, « est désormais résolue » et « les aéroports situés au sud de Manchester ne sont globalement pas affectés ». Elle n’a selon lui « aucun lien avec l’incident survenu il y a deux semaines ». D’après le cabinet d’analyse aéronautique Cirium, la panne de lundi est moins importante, avec 72 vols annulés au départ ou à l’arrivée du Royaume-Uni, sur un total de plus de 6000 vols en matinée. (Source : noovo.info)

Royaume-Uni : un bug logiciel du contrôle aérien à l’origine de plus de 2 000 vols annulés

NATS, prestataire chargé du contrôle aérien au Royaume-Uni, a publié un premier rapport sur l’incident qui a fortement perturbé les opérations dans les aéroports britanniques les 8 et 9 septembre 2026. Selon le rapport préliminaire, l’anomalie est apparue lors du traitement automatique d’une demande de code d’identification attribué à un avion. Une activité considérée comme prioritaire a interrompu cette opération pendant un très court instant. Lors de la reprise du processus, le bug du logiciel, jusqu’alors non identifié, a entraîné une corruption des données de sortie. « Il s’agissait d’un problème logiciel dans une partie spécifique de notre système de données de vol, que nous avons retracé jusqu’à une petite sous-section du code », a indiqué Martin Rolfe, directeur général de NATS. (Source : air-journal.fr)

Développement durable

Trajectoires, carburant, CO₂ : Transavia généralise IRIS sur sa flotte Airbus

Transavia va équiper l’ensemble de sa flotte Airbus de la technologie satellitaire IRIS, destinée à fluidifier les échanges entre les équipages et le contrôle aérien. L’objectif : favoriser des trajectoires plus directes et des niveaux de vol mieux adaptés, avec à la clé des économies potentielles de carburant et d’émissions de CO₂. (Source : air-journal.fr)

Industrie aéronautique – Recherche

Aeroflot commande 90 MC-21 supplémentaires et accélère la « russification » de sa flotte

Aeroflot a signé un contrat pour l’acquisition de 90 moyen-courriers Yakovlev MC-21-310 produits par l’avionneur russe UAC, filiale aéronautique du conglomérat public Rostec. Avec les 18 appareils déjà commandés en 2023, la compagnie nationale russe porte à 108 le nombre total de MC-21 attendus, dans le cadre d’une stratégie visant à réduire sa dépendance aux avions et aux équipements occidentaux. Les 90 nouveaux appareils doivent être livrés entre 2029 et 2032. Le contrat comprend aussi des simulateurs de vol, la formation des équipages et une assistance technique après-vente de 22 ans pour l’ensemble des 108 MC-21. (Source : air-journal.fr)

737 MAX : la fabrication des ailes de l’usine de Renton freine encore la remontée industrielle de Boeing

Boeing reconnaît que la montée en cadence du 737 MAX reste plus laborieuse que prévu. Le constructeur produit autour de 47 appareils par mois, mais son directeur général Kelly Ortberg admet que cette cadence n’est pas encore suffisamment stabilisée, la fabrication des ailes à Renton constituant le principal goulet d’étranglement. (Source : air-journal.fr)

Boeing 787-10 : Malaysia Airlines pourrait tourner la page des A350 loués

Malaysia Aviation Group (MAG), maison mère de Malaysia Airlines, serait sur le point de commander une dizaine de Boeing 787-10 Dreamliner. L’opération, encore non confirmée par les industriels ou la compagnie, servirait à remplacer sept Airbus A350-900 exploités en location tout en ouvrant une capacité de croissance sur le long-courrier à partir de 2031. Boeing aurait pris l’avantage sur Airbus grâce à des créneaux de livraison plus précoces, à compter de 2031, ainsi qu’à de meilleures conditions proposées par GE Aerospace face à Rolls-Royce pour la motorisation. Aucun contrat n’a toutefois été annoncé. MAG n’a pas confirmé, tandis que Boeing et Airbus ont refusé de commenter les négociations. Le nombre définitif d’avions, leur mode de financement — achat ou location — et la sélection définitive du moteur restent donc à préciser. (Source : air-journal.fr)

Joby fait traverser les USA à un Cessna Caravan autonome

Joby Aviation a annoncé qu’un Cessna Caravan équipé de sa technologie de vol autonome a effectué le tout premier vol autonome transcontinental aux États-Unis. L’appareil a parcouru 5.145 kilomètres (3.199 miles) sans aucune intervention du pilote de sécurité à bord. Ce vol avait pour objectif de démontrer les capacités opérationnelles de la technologie d’autonomie de Joby dans divers environnements, avec des applications possibles dans le transport de marchandises, le transport médical, les interventions en cas de catastrophe et la logistique de défense. Lors de son vol transcontinental, l’appareil a démontré sa capacité à s’intégrer parfaitement dans des environnements à forte densité comme l’aéroport Phoenix Deer Valley, l’un des aéroports d’aviation générale les plus fréquentés du pays, tout en évitant en temps réel les intempéries et les orages, sans connaissance préalable de l’aéroport. « Ce voyage à travers l’Amérique offre un aperçu d’une nouvelle ère pour l’aviation », a déclaré JoeBen Bevirt, fondateur et PDG de Joby Aviation. (Source : aerobuzz.fr)

International

Le Trésor américain affirme que les compagnies aériennes iraniennes seront privées de vols dès le 23 septembre

Le ministre américain des Finances Scott Bessent a averti lundi 21 septembre que les compagnies aériennes iraniennes connaîtraient des difficultés à opérer d’ici deux jours sous le poids des sanctions américaines, alors que l’administration Trump cherche à maintenir la pression sur Téhéran. Le 23 septembre, « les compagnies aériennes iraniennes ne pourront plus fonctionner, partout dans le monde », a déclaré Scott Bessent lors d’une interview accordée à la chaîne américaine CNBC. Lorsque leurs avions atterriront, « vous ne pourrez pas leur fournir de carburant, vous ne pourrez pas leur fournir de services d’aide à l’atterrissage (…) ou vous serez exclus du système dollar », a-t-il ajouté. (Source : lefigaro.fr)

À Riyad, l’aviation civile rattrapée par l’escalade entre l’Arabie saoudite et les Houthis

L’aéroport international King Khalid de Riyad a connu samedi une interruption d’environ deux heures, avec retards et annulations, après une attaque revendiquée par les rebelles houthis du Yémen. Un incendie dans une zone de stockage de carburant proche de la plateforme a projeté un imposant panache de fumée noire dans le ciel de la capitale saoudienne, tandis que les autorités annonçaient l’interception d’un missile balistique. L’épisode souligne la dégradation du contexte opérationnel au Moyen-Orient. Le département d’État américain a appelé les voyageurs à faire preuve de vigilance et à se préparer à « d’éventuelles annulations de vols et autres perturbations de voyage », évoquant le risque d’une escalade rapide, avec possibles fermetures d’espaces aériens. (Source : air-journal.fr)

Sécurité

Sécurité aérienne en Europe : 94% des 116 décès recensés en 2025 concernent des vols non commerciaux

Le bilan des accidents aériens liés à l’Union européenne s’est alourdi en 2025, avec 116 personnes tuées, contre 91 un an plus tôt. Mais derrière cette hausse brute, les statistiques d’Eurostat dessinent une réalité essentielle : l’aviation commerciale régulière reste très peu exposée, tandis que l’aviation générale, privée et d’affaires concentre l’immense majorité des victimes. La France est le pays européen comptant le plus grand nombre de décès dans les accidents non commerciaux sur son territoire ou dans son espace aérien. (Source : air-journal.fr)

Crash évité de justesse à l’aéroport de Nice : les investigations ciblent le balisage des pistes, le point sur l’enquête après une reconstitution

C’était il y a un an tout pile. Le 21 septembre 2025 vers 23h30, un appareil de la compagnie tunisienne Nouvelair en provenance de Tunis s’était trompé de piste d’atterrissage, venant raser à seulement trois mètres d’altitude un autre A320 d’easyJet Europe déjà aligné et prêt au décollage vers Nantes. Un an jour pour jour cette catastrophe évitée de justesse sur le tarmac de l’aéroport de Nice, le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses a publié lundi un nouveau point d’avancement sur cet incident gravissime. Dans ce document, l’organisme spécialisé indique que « les travaux d’enquête se poursuivent afin d’établir les circonstances de l’événement et d’en identifier les facteurs contributifs ». Depuis la remise de son rapport initial, le bureau explique avoir concentré ses efforts sur « l’analyse des données issues des enregistreurs de vol (CVR et FDR) », « l’étude des conditions météorologiques », l’écoute des radiocommunications du contrôle aérien, mais tout particulièrement sur « l’impact du balisage » des deux pistes de l’aéroport. Pour élucider la perception visuelle des pilotes ce soir-là, le BEA a révélé avoir sollicité la Section aérienne de la Gendarmerie d’Hyères pour mener « un vol de reconstitution de nuit » en janvier 2026 avec l’appui d’un avion mis à disposition par la compagnie easyJet. De plus, le laboratoire du Service technique de l’Aviation civile a été mandaté pour analyser « les caractéristiques du balisage des pistes et leur impact sur sa perception ». L’enquête a été élargie au niveau réglementaire et organisationnel. Le BEA passe au crible « la réglementation européenne applicable au balisage des aérodromes », le fonctionnement du système radar anti-collision, ainsi que « les événements antérieurs de confusion de pistes survenus sur l’aéroport Nice - Côte d’Azur et dans le monde ». À ce stade, les investigations mettent en lumière plusieurs pistes de travail pour l’avenir de la sécurité aérienne. Le rapport souligne des « possibilités d’amélioration » portant notamment sur « la connaissance par les équipages de certaines spécificités des aérodromes » et « les méthodes de contrôle de ce balisage (au sol et en vol) ». (Source : nicematin.com)

KLM : l’ancien PDG Camiel Eurlings au cœur d’un incident de batterie externe sur un vol transatlantique

Un Boeing 777-300ER de KLM reliant Amsterdam-Schiphol à Curaçao a fait demi-tour jeudi, après l’incendie d’une batterie externe en cabine Business. Selon plusieurs sources citées parle site néerlandais RTL Nieuws, la powerbank appartiendrait à Camiel Eurlings, ancien PDG de KLM. Il aurait été en train de la recharger, en contradiction avec les règles de sécurité de la compagnie aérienne qu’il a dirigée entre 2013 et 2014. Selon une passagère interrogée par RTL Nieuws, l’incident a débuté par « une forte détonation ». « Immédiatement après, il y a eu un incendie ; de grandes flammes sont sorties au-dessus du siège », a-t-elle déclaré. Elle a attribué le bruit à l’explosion de la batterie, suivie de son embrasement. L’équipage cabine est intervenu rapidement et est parvenu à éteindre le feu. Le commandant de bord a ensuite choisi de renoncer à la traversée de l’Atlantique et de faire demi-tour par précaution. Le Boeing 777 a atterri en sécurité à Amsterdam-Schiphol jeudi soir, après plus de cinq heures de vol. (Source : air-journal.fr)

Un avion se crashe à proximité de l’aérodrome de Guiscriff : les quatre passagers indemnes

Un avion de tourisme s’est crashé ce vendredi 18 septembre, à côté de l’aérodrome de Guiscriff, au lieu-dit Penarjun. Les quatre passagers sont indemnes. Il était 16 h 30 quand un MCR4S, un petit avion de quatre places, monomoteur, a été victime d’une perte de puissance. Une panne de moteur qui l’a contraint à se poser en catastrophe, dans un champ, à côté de l’aérodrome. « Quatre personnes, dont le pilote, sont sorties d’elles-mêmes. Blessés légers supposés », selon le Service départemental d’incendie et de secours. (Source : letelegramme.fr)

Ils auraient percuté une falaise en deltaplane : deux morts dans un accident lors de la Coupe Icare

Deux personnes sont décédées lors d’un accident de deltaplane survenu ce dimanche lors de la Coupe Icare, ont indiqué la préfecture de l’Isère et les organisateurs de ce festival annuel de sports aériens. « Une enquête a été ouverte par le parquet de Grenoble et confiée à la brigade de gendarmerie des transports aériens », précise-t-elle. Selon les premiers éléments, rapportés par nos confrères, un problème technique aurait eu lieu moment du décollage. Les deux victimes auraient percuté la falaise, malgré le déclenchement du parachute de secours. (Source : vosgesmatin.fr)

Sûreté

Russie : face aux drones ukrainiens, l’aérien sous menace et les aéroports régulièrement fermés

L’Ukraine avertit les compagnies aériennes et les assureurs : l’espace aérien russe devient de moins en moins sûr pour les avions commerciaux. La multiplication des attaques de drones ukrainiens entraîne des fermetures temporaires d’aéroports, des déroutements et des annulations, notamment autour de Moscou et de Saint-Pétersbourg. En août, les aéroports russes ont fermé temporairement 993 fois en août — soit une moyenne de 32 fois par jour — en raison des opérations de drones ukrainiens qui ont entraîné des fermetures répétées de l’espace aérien dans tout le pays. Sur l’ensemble de l’été, 2 182 fermetures temporaires ont été recensées, un total déjà supérieur à celui enregistré sur toute l’année 2025, selon les données citées par Euronews. (Source : air-journal.fr)

Enquête ouverte après une intrusion de drones à l’aéroport de Luxembourg

Le trafic aérien a été brièvement suspendu dans la nuit de vendredi à samedi au Luxembourg après la détection de drones non autorisés, poussant le gouvernement à ouvrir une enquête. (Source : sudouest.fr)

« Paludisme d’aéroport » : comment des moustiques infectés ont pu contaminer Francfort

Une série inhabituelle de cas de paludisme autour de l’aéroport de Francfort inquiète les autorités sanitaires allemandes. Huit personnes ont été contaminées depuis la fin août, dont trois sont décédées, dans ce qui est considéré comme un épisode rare de « paludisme d’aéroport ». Le « paludisme d’aéroport » correspond à une contamination provoquée par la piqûre d’un moustique anophèle femelle infecté, transporté accidentellement par avion depuis une région où le parasite circule. L’insecte peut arriver dans la cabine, les soutes ou les bagages, puis survivre temporairement dans ou à proximité d’un aéroport. Le phénomène demeure très rare en Allemagne. Le précédent cas officiellement documenté dans le pays remontait à 2023, selon l’Institut Robert Koch, l’agence sanitaire allemande. (Source : air-journal.fr)

Emploi, travail, formation, grève

Réforme du cumul emploi-retraite : les pilotes et personnels de cabine appelés à la grève du 17 au 21 octobre

Les syndicats de personnels navigants ont déposé un préavis de grève nationale de cinq jours, du 17 au 21 octobre 2026. Le mouvement vise la réforme du cumul emploi-retraite, dont ils demandent l’exclusion des navigants et de leur régime complémentaire, la CRPN. L’appel concerne les personnels navigants techniques (pilotes) et de cabine (hôtesses et stewards) des entreprises de transport et de travail aérien soumises au droit du travail français. À ce stade, aucune compagnie aérienne n’a encore communiqué sur d’éventuelles conséquences opérationnelles ou annulations de vols. (Source : air-journal.fr)

easyJet : le SNPL reporte encore son préavis de grève

Le conflit entre les pilotes d’easyJet France et la compagnie se poursuit, mais le dialogue reste ouvert. Le SNPL France ALPA a décidé de reporter une nouvelle fois son préavis de grève, initialement prévu les 24 et 25 septembre, aux 1er et 2 octobre 2026. Cette décision intervient après une nouvelle semaine de discussions avec la direction de la compagnie. Le syndicat indique que les échanges ont permis d’avancer « de façon constructive » sur plusieurs sujets à l’origine du conflit. Si le syndicat estime que les discussions sont « en bonne voie », plusieurs points restent toutefois à finaliser. (Source : tourmag.com)

Tourisme

Tourisme : la Côte d’Ivoire mise sur Emirates pour renforcer sa connectivité aérienne

La Côte d’Ivoire veut s’appuyer sur le réseau mondial d’Emirates pour accroître ses arrivées internationales et renforcer la place d’Abidjan comme hub d’Afrique de l’Ouest. Le ministère ivoirien du Tourisme et des Loisirs, le ministère des Transports et des Affaires maritimes et la compagnie de Dubaï ont signé un protocole d’accord pour développer la connectivité aérienne du pays, en marge de l’Arabian Travel Market 2026 à Dubaï. Le partenariat doit promouvoir la destination ivoirienne sur de nouveaux marchés, notamment au Moyen-Orient, en Asie et en Australie. Il s’inscrit dans la stratégie « Sublime Côte d’Ivoire », qui vise à faire de la Côte d’Ivoire l’une des cinq destinations touristiques les plus visitées d’Afrique d’ici à 2030. Lancée en 2018, la stratégie « Sublime Côte d’Ivoire » cherche à faire du tourisme un levier de diversification économique, d’investissement et d’emploi. Le pays revendique 6,7 millions de visiteurs enregistrés en 2025, un niveau supérieur aux objectifs initiaux de la première phase du programme. Selon les données présentées par le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, le secteur a généré plus de 1 100 milliards de francs CFA de recettes, soit environ 1,9 milliard de dollars, et représentait 8,7% du produit intérieur brut ivoirien. Le plan national de développement 2026-2030 fixe un objectif plus ambitieux : porter la contribution du tourisme à 11% du PIB d’ici à 2030 et placer la Côte d’Ivoire au cinquième rang des destinations africaines. Le gouvernement prévoit de diversifier l’offre internationale, de développer l’écotourisme, de renforcer la promotion numérique et de valoriser le patrimoine culturel ivoirien. (Source : air-journal.fr)

Autres modes de transport

Tous les OUIGO desservant Roissy-CDG intègrent l’offre intermodale d’Air France et SNCF

Air France et SNCF Voyageurs franchissent une nouvelle étape dans leur coopération intermodale. Les deux groupes annoncent l’extension de leur offre Train + Air à l’ensemble des trains OUIGO desservant l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Une évolution qui élargit les possibilités de pré- et post-acheminement ferroviaire pour les voyageurs aériens, notamment professionnels. Pour rappel, OUIGO relie 27 gares françaises au hub aéroportuaire parisien. (Source : deplacementspros.com)

N°4900 - 21 septembre 2026

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